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aides financières

Toutes les aides pour une personne âgée en perte d'autonomie

Mis à jour le · par Solution Autonomie · barème au 1er janvier 2026

APA, crédit d'impôt, ASPA, PCH, aides des caisses de retraite, aide sociale à l'hébergement, MaPrimeAdapt' : neuf dispositifs existent pour aider un parent en perte d'autonomie à rester chez lui ou à financer un établissement. Peu de familles les connaissent tous. Voici le panorama complet, avec les montants en vigueur.

Cette page est une information générale, pas un dossier personnalisé. Les montants exacts dépendent de la situation de votre proche (revenus, GIR, département) et sont revalorisés chaque année. Solution Autonomie n'est pas un organisme social : nous coordonnons l'aide à domicile et pouvons vous accompagner dans ces démarches, sans nous substituer au conseil départemental, à la CAF ou à la caisse de retraite.

Les trois aides que presque toutes les familles utilisent

2 080 €/mois
plafond APA en GIR 1, le niveau de dépendance le plus élevé
50 %
de crédit d'impôt sur les dépenses d'aide à domicile restant à charge
1 043,59 €/mois
revenu minimum garanti par l'ASPA pour une personne seule

Rester à domicile : les aides à mobiliser

L'APA à domicile

la première démarche, dans presque tous les cas

Versée par le conseil départemental à partir de 60 ans, en perte d'autonomie évaluée par la grille AGGIR (GIR 1 à 4). Le plafond mensuel du plan d'aide va de 811,52 € en GIR 4 à 2 080,33 € en GIR 1. La participation de la famille dépend des revenus : nulle en dessous de 933,89 € de revenus mensuels, jusqu'à 90 % du plan d'aide au-delà de 3 439,31 €.

Détail des montants par GIR, calcul de la participation et exemple chiffré dans notre article Montant APA 2026, et la procédure de demande dans APA : comment faire la demande.

Le crédit d'impôt de 50 %

s'applique automatiquement, imposable ou non

50 % des dépenses d'aide à domicile sont remboursées sous forme de crédit d'impôt, y compris pour les personnes non imposables, dans la limite de 12 000 € de dépenses par an (majoré de 1 500 € par personne âgée de plus de 65 ans à charge, plafond global 15 000 €, 20 000 € en cas d'invalidité). Il se calcule sur le reste à charge, une fois l'APA déduite. Depuis 2022, une avance immédiate permet de ne payer que la moitié de la facture dès le départ, via le Cesu ou un prestataire agréé.

L'exonération de cotisations sociales

pour les proches en emploi direct

Un particulier employeur peut être exonéré de cotisations patronales s'il est bénéficiaire de l'APA, de la PCH, ou âgé de 80 ans et plus (seuil relevé de 70 à 80 ans depuis juillet 2026). Les personnes reconnues en perte d'autonomie gardent cette exonération quel que soit leur âge. Elle se demande directement auprès de l'Urssaf ou du Cesu.

La PCH, dans certaines situations

une alternative à l'APA, pas un cumul

La prestation de compensation du handicap peut continuer à être versée après 60 ans si votre proche la percevait déjà avant, ou s'il travaille encore. Elle finance notamment l'aide humaine, sans plafond national unique, calibrée sur un plan personnalisé de compensation. APA et PCH ne se cumulent pas : il faut choisir entre les deux dispositifs.

Les aides des caisses de retraite

pour les situations plus légères, GIR 5 et 6

Quand la perte d'autonomie ne donne pas encore droit à l'APA (GIR 5 et 6), la caisse de retraite (Carsat, Agirc-Arrco) peut financer un plan d'actions personnalisé « Bien vieillir chez soi » : aide-ménagère, adaptation du logement, téléassistance, portage de repas, dans la limite de 3 000 € par an. En cas de sortie d'hospitalisation, l'aide au retour à domicile après hospitalisation (ARDH) peut financer une aide temporaire, le temps que l'APA prenne le relais. Demande à faire auprès de la caisse de retraite, du CCAS ou d'un point d'information local.

MaPrimeAdapt', pour adapter le logement

douche, monte-escalier, barres d'appui

Cette aide de l'Anah finance les travaux d'adaptation du logement au vieillissement : douche de plain-pied, barres d'appui, monte-escalier. Jusqu'à 70 % du montant des travaux pour les ménages très modestes, 50 % pour les ménages modestes, dans la limite de 22 000 € de travaux hors taxes. Sous condition de ressources, variables selon la zone géographique.

Financer un établissement

L'APA en établissement

le même principe, un calcul différent

L'APA existe aussi en Ehpad ou en résidence autonomie, pour financer une partie du tarif dépendance. Le calcul diffère de l'APA à domicile et dépend du GIR et des ressources de l'établissement d'accueil.

L'aide sociale à l'hébergement (ASH)

quand les ressources ne suffisent plus

Versée par le département quand les ressources de votre proche, sa famille comprise, ne couvrent pas le coût de l'établissement. Il doit reverser 90 % de ses revenus à l'établissement, avec un reste à vivre garanti d'au moins 125 € par mois. Point important : contrairement à l'APA, l'ASH est une avance récupérable sur la succession au décès du bénéficiaire, ce qui pousse beaucoup de familles à l'envisager en dernier recours.

Le socle : garantir un revenu minimum

L'ASPA, le minimum vieillesse

un revenu plancher, pas une aide dédiée à la dépendance

L'Allocation de solidarité aux personnes âgées complète les ressources d'une personne d'au moins 65 ans jusqu'à 1 043,59 € par mois pour une personne seule, 1 620,18 € pour un couple. Elle n'est pas liée à la perte d'autonomie, mais conditionne souvent la capacité à financer les aides ci-dessus. Elle se demande auprès de la caisse de retraite.

Récapitulatif

Récapitulatif des aides pour la perte d'autonomie et la vieillesse
AidePour quiDemande auprès de
APA à domicile60 ans et plus, GIR 1 à 4Conseil départemental
Crédit d'impôt 50 %Toute personne employant une aide à domicileDéclaration de revenus
Exonération de cotisationsBénéficiaires APA/PCH, ou 80 ans et plusUrssaf / Cesu
PCHDéjà bénéficiaire avant 60 ans, ou en activitéMDPH
Aides des caisses de retraiteGIR 5 et 6, retour d'hospitalisationCaisse de retraite, CCAS
MaPrimeAdapt'Travaux d'adaptation, sous conditions de ressourcesAnah
APA en établissementRésident d'Ehpad, GIR 1 à 4Conseil départemental
ASHRessources insuffisantes pour l'hébergementConseil départemental
ASPA65 ans et plus, ressources modestesCaisse de retraite
Le dossier, réglé. Nous vous aidons à monter les demandes plutôt que de les laisser traîner.Illustration générée, ne représente pas une famille réelle

Vous ne savez pas par où commencer ?

Nous vous aidons à identifier les aides auxquelles votre proche a droit et montons les dossiers avec vous. La plupart de nos familles récupèrent plus de 1 000 €/mois d'aides. Un premier échange de 20 minutes ne vous engage à rien.

Choisir un créneau — appel gratuit 20 min

questions fréquentes

Les questions que se posent les familles

Par quelle aide commencer ?

Dans la grande majorité des cas, la première démarche est l'APA, demandée auprès du conseil départemental. C'est elle qui déclenche l'évaluation GIR et ouvre souvent l'accès aux autres aides. Le crédit d'impôt de 50 % s'applique ensuite automatiquement sur ce qui reste à votre charge.

Peut-on cumuler plusieurs aides en même temps ?

Oui pour la plupart : APA, crédit d'impôt, aides des caisses de retraite et MaPrimeAdapt' se cumulent, chacune finançant une dépense différente. L'APA et la PCH, en revanche, ne se cumulent pas : au-delà de 60 ans, il faut choisir entre les deux, sauf situations particulières.

Ces aides sont-elles les mêmes partout en France ?

Le cadre national (APA, ASPA, crédit d'impôt, PCH) est identique partout. Les montants, l'ASH et les aides complémentaires des caisses de retraite ou des CCAS dépendent en revanche du département et de la commune. Nous accompagnons les familles de Paris et de la petite couronne (92, 93, 94).

Que se passe-t-il si les ressources de mon parent sont très faibles ?

L'ASPA (minimum vieillesse) garantit un revenu plancher. Si son maintien à domicile ou son entrée en établissement reste hors de portée malgré l'APA, l'aide sociale à l'hébergement ou l'aide sociale à domicile du département peuvent prendre le relais, sous conditions de ressources et avec une possible récupération sur succession.

Ces montants changent-ils chaque année ?

Oui, presque tous sont revalorisés au 1er janvier. Les chiffres de cette page sont ceux en vigueur au 1er janvier 2026 ; vérifiez la date de mise à jour en haut de page avant de vous en servir pour un dossier.